SPRING 2015

Pour le printemps-été 2015, Thierry Colson rapporte d’un récent périple italien le soleil au zénith, la fraîcheur des palazzo, la villa Medicis et les couleurs de Positano. Ses cotons gonflés à l’hélium, ses chemises à fleur de peau, sa palette baignée de langueur racontent l’itinéraire poétique d’un créateur.

Une fille en apesanteur se coule dans des robes bain de soleil boutonnées dans le creux des reins, taillées dans le coton et soie de la maison Taroni. Comme un gazar aérien trempé dans des lassis au goût de banane, de mangue, de rose et de fleur d’oranger.

Elle tangue, nonchalante, sous sa djellaba en voile de cady au plastron de broderies facettées, d’un blanc immaculé. Ravie de son sweatshirt « Topkapi » entièrement cousu de pastilles façon bakélite,  de la délicatesse des broderies main réalisées à Calcutta, des détails de nacre couleur coquillage ou bleu Méditerranée…

De sa visite à Rome du Pallazzo Massimo de l’impératrice Livia, Thierry Colson a gardé le souvenir de fresques cultivant les lauriers et les roseaux, de la beauté de ces oiseaux prêts à s’envoler et d’arbres fruitiers dans lesquels le vent semble s’engouffrer. S’inspirant de ce décor bucolique, le coton d’une jupe longue révèle - sur un fond sérigraphié  en quatre cadres de beige, de gris, de taupe et de brun –les motifs graciles réalisés au tampon, de libellules, de branches et de feuillage. Un esprit kimono qui fait écho à la veste de fumeuse d’opium années 1920 dont les pinces structurent les épaules, ou à la petite robe asymétrique nommée Péplum.

Comme souvent chez Thierry Colson, cette douce fantaisie (sans folklore) se frotte à l’intemporalité d’une belle chemise d’homme taillée pour durer dans la popeline imprimée de rayures de ciel délavé; sur son plastron, le relief minutieux des surpiqûres aux teintes en sourdine. La toile à même le corps, déclinée en combishort à enfiler sur peau bronzée le jour ou en chemisier glissé dans la taille d’une jupe cocktail le soir venu.


Impressions from his recent voyage to Italy: the warmth of the sun, the freshness of a palazzo, Rome’s Villa Medici and the shades of Positano, infuse Thierry Colson’s Spring/Summer 2015 collection.

Helium-light cottons, featherweight shirting and a langourous color palette retrace the designer’s poetic Italian itinerary. Sundresses buttoned over the hip in cotton and silk from the house of Taroni evoke a girl suspended in mid-air. The lightest gazar is dipped in lassis shades of banana, mango, rose and orange flower. Colson’s femme floats in her pristine white cady djellaba with embroidered yoke, she loves her Topkapi sweatshirt covered with bakelite sequins, and the delicacy of Calcutta hand embroidery, in pearlized, Mediterranean blue shell colors. From his visit to Empress Livia’s Palazzo Massimo in Rome, Thierry Colson brings back impressions  of Laurel leaves, rose bushes, the beauty of brids about to take flight and a breeze floating thorough the fruit trees.

From this bucolic vision comes the collection’s long cotton stencil pattern skirt in gradated shades of beige, grey, taupe and brown, in a delicate stamped pattern of dragonflies, branches and leaves.  There’s a kimono spirit of 1920s opium smokers in pieces with pleat-structured shoulders, and the little asymmetrical “peplum” dress.  As is often the case with Thierry Colson, this sweet, nonfolkloric  fantasy is mixed with the timelessness of a fine man’s shirt, made to last in poplin in faded, sky blue stripes with a subtle, tone-on-tone topstitched yoke. Canvas is ideal in a combi-short to wear with a tan by day or as an overshirt tucked into a skirt for cocktails in the evening.

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